Bajo el hechizo de Salomé. Oscar Wilde
Programa 4: Salomé (1976)
MIÉRCOLES 24 OCT / 18:00h
CENTRO CULTURAL D. MADRAZO

SALOMÉ
Esta película no es la ilustración de una narración histórica o de una pieza teatral sino que está estructurada por su dinámica propia y tres elementos básicos: la luz, el color y la velocidad de proyección. Mediante su interacción, se dirige a la mirada del espectador.
La película propone un cuestionamiento sobre:
1) lo que ella misma genera, es decir, su propia historia;
2) el imaginario del espectador y su mirada;
3) el único afuera cuestionado: el devenir de la imagen que es su única posibilidad de ser. (…)
La música utilizada no ilustra la película, sino que propone un contrapunto a la imagen y desarrolla un trayecto paralelo, trayecto que encuentra por momentos los puntos de sutura, los cuales son las cristalizaciones de cadenas causales que producen y muestran la posibilidad infinita de interpretaciones de una imagen. (…)
«Seis años después, tras una larga pausa en la que el joven viaja con profusión, nos llega SALOMÉ, un auténtico meteoro. Esta obra fascina como un ritual, una ceremonia: se dirige directamente a los sentidos, a nuestro apetito de placer estético. No es en absoluto a través de la identificación de las fases del drama como prende nuestro interés sino gracias a una atmósfera barroca, fascinante, que sobrepasa la letra del mito para fundirlo, en plena ebriedad visual, en un nuevo organismo que funciona de manera autónoma. (…) En efecto, nunca este fragmento turbio de la tradición judeocristiana, que mezcla de forma perversa la voluptuosidad y la muerte, se ha servido con tal justeza expresiva, sostenida constantemente por una materia visual de gran densidad, como en esta película en la que la intromisión fascinante y repetida de un sofisticado cráneo, salido de la imaginación macabra de un Félicien Rops, viene a puntuar con brillantez las diversas fases.»
Raphaël Bassan
Ce film n'est pas l'illustration d'un récit historique ou d'une pièce de théâtre mais il est structuré par sa dynamique propre et trois éléments basiques: la lumière, la couleur et la vitesse de projection. Par leur interaction il vise le regard du spectateur.
Le film propose un questionnement sur:
1) ce qu'il génère c'est-à-dire sa propre histoire;
2) l'imaginaire du spectateur et son regard;
3) le seul dehors questionné: le devenir de l'image qui est sa seule possibilité d'être. (...)
La musique utilisée n'illustre pas le film, mais elle propose un contrepoint à l'image et développe un parcours parallèle, parcours qui trouve par moments les points de suture, qui sont des cristallisations de chaînes de motivations provoquant et montrant la possibilité infinie d'interprétations d'une image.(...)
«Six ans après, et une longue pause où le jeune homme voyage beaucoup, nous arrive SALOMÉ, un véritable météore. Cette oeuvre fascine comme un rituel, une cérémonie ; elle s'adresse directement aux sens, à notre appétence du plaisir esthétique. Ce n'est guère par l'identification des phases du drame que se développe notre intérêt mais grâce à une atmosphère baroque, fascinante qui dépasse la lettre du mythe pour le fondre, en une ivresse visuelle, dans un nouvel organisme fonctionnant de manière autonome. (...) En effet, jamais cet aspect trouble de la tradition judéo-chrétienne, qui mélange de façon perverse la volupté et la mort, n'a été rendu avec une telle justesse expressive, constamment soutenue par un matériau visuel d'une grande densité, que dans ce film où l'intrusion fascinante et répétée d'un crâne sophistiqué, issu de l'imagination macabre d'un Félicien Rops, vient en ponctuer avec éclat les diverses phases.»
Raphaël Bassan
L’ensemble des autres films de Teo Hernandez est disponible au MNAM/CCI Centre Pompidou.
Traducción de texto: Javier Oliva
