Cineinfinito #2: Germaine Dulac

CINEINFINITO / Cine Club Filmoteca de Cantabria
Sábado 21 de mayo de 2016, 16:30h, Filmoteca de Cantabria
Calle Bonifaz, 6
39003 Santander

Programa:

Etude cinematographique sur une arabesque (1929) 35mm / sil
Themes et variations (1928) 35mm / sil
La coquille et le clergyman (1928) 35mm / sil

Formato de Proyección: 35mm (Copias restauradas cortesía de Light Cone)

Germaine Dulac (cuyo nombre de soltera era Charlotte Elisabeth Germaine Saisset-Schneider) (17 de noviembre de 1882 – 20 de julio de 1942) –fue directora, teórica, periodista y crítica de cine francesa. Nació 1882, en Amiens, y se trasladó a París en su infancia. Poco después de casarse, en 1905, inició su carrera periodística en una revista feminista y más tarde se interesó por el cine. Con la ayuda de su esposo fundó una productora y dirigió algunas cintas comerciales antes de desplazarse hacia territorios impresionistas y surrealistas. Hoy es conocida por su película impresionista, La Souriante Madame Beudet (La sonriente Señora Beudet, 1922/23), y su experimento surrealista, La coquille et le clergyman (La concha y el cura, 1928). Su carrera como realizadora se vio afectada por la aparición del cine sonoro y su última película como directora fue en 1934. La última década de su vida estuvo dedicada al cine documental, con su trabajo para los noticieros de Pathé y Gaumont.


Etude cinematographique sur une arabesque (1929)

Dans l’élaboration du film, on prône d’abord l’histoire et l’on place en second plan l’image, c’est-à-dire que l’on préfère le théâtre au cinéma. Quand le rapport sera renversé, le cinéma commencera dès lors à vivre selon sa propre signification. Lutte de l’image prise au sens profond de son orchestration, contre l’erreur littéraire et dramatique. Tout le problème du cinéma est dans ce mot «visualisation». L’avenir est au film qui ne pourra se raconter. Le septième art, celui de l’écran, c’est la profondeur rendue sensible et visuelle, qui s’étend audessous de l’histoire, analogue à l’insaisissable musical. Cette conception amène nécessairement à une révision des thèmes cinégraphiques. (Conférence, 13 octobre 1928)


Themes et variations (1928)

J’évoque une danseuse! Une femme ? Non. Une ligne bondissante aux rythmes harmonieux. J’évoque sur des voiles une projection lumineuse! Matière précise! Non. Rythmes fluides. Les plaisirs que procure le mouvement au théâtre, pourquoi les mépriser à l’écran ? Harmonie des lignes. Harmonie de lumière. Lignes, surfaces, volumes évoluant directement, sans artifices d’évocations, dans la logique de leurs formes, dépouillées de tout sens trop humain pour mieux s’élever vers l’abstraction et donner plus d’espace aux sensations et aux rêves: le cinéma intégral.


La coquille et le clergyman (1928)

“Tout mon effort a été de rechercher dans l’action du scénario d’Antonin Artaud les points harmoniques, et de les relier entre eux par des rythmes étudiés et composés. Tel par exemple le début du film où chaque expression, chaque mouvement du clergyman sont mesurés selon le rythme des verres qui se brisent ; tel aussi la série des portes qui s’ouvrent et se referment, et aussi le nombre des images ordonnant le sens de ces portes qui se confondent en battements contrariés dans une mesure de 1 à 8. Il existe deux sortes de rythmes. Le rythme de l’image, et le rythme des images, c’est-à-dire qu’un geste doit avoir une longueur correspondant à la valeur harmonique de l’expression et dépendant du rythme qui précède ou qui suit : rythme dans l’image. Puis rythme des images : accord de plusieurs harmonies. Je puis dire que pas une image du Clergyman n’a été livrée au hasard.” (« Rythme et technique », FilmLiga, 1928.)