Cineinfinito #296: Françoise Thomas

CINEINFINITO / Centro Cultural Doctor Madrazo
Jueves 30 de Marzo de 2023, 19:30h. Centro Cultural Doctor Madrazo
Calle Casimiro Sainz, s/n
39004 Santander

Programa:

Systema (1984), 16mm, color, sonora, 4 min
Grapholetti (1991), 16mm, color, sonora, 6 min

Formato de proyección: HD

Agradecimiento especial a Light Cone y Miguel Armas.


Françoise Thomas (1957, Vernon). Estudios de ciencias físicas, formación complementaria audiovisual (París VII) y beca de cine de animación en el American Center en 1980. Miembro de Light Cone desde los años 80. Responsable de proyectos museográficos y distribución de espacios para la Cité des sciences et de l’industrie en la Villette (París) y otros proyectos (regionales e internacionales).

Françoise Thomas (1957, Vernon). Etudes scientifiques de physique, formation complémentaire audiovosuelle (Paris VII) et stage de cinéma d’animation à l’American Center en 1980. Membre de Light Cone depuis les années 80. Responsable de projets muséographiques et d’aménagement d’espaces pour la Cité des sciences et de l’industrie de la Villette (Paris) et autres projets (régionaux et internationaux)


Systema (1984)

Partes aisladas de una máquina de escribir, o la máquina de escribir completa, iluminadas por un proyector de colores, consideradas ante todo como objetos plásticos. Reunidas en la pantalla, más o menos identificables, pueden jugar con otros elementos.

Dado que se trata de elementos abstractos, solo están unidos por las formas, los movimientos, los colores; pero desde el momento en que aparecen siluetas, empiezan a establecerse otras relaciones.

¿Las partes aisladas de la máquina de escribir vuelven a sus funciones mecánicas? ¿Constituyen un sistema diferente en el que las siluetas son engullidas, o un sistema del que estas siluetas forman parte?

Les éléments isolés d’une machine à écrire, ou la machine à écrire dans son ensemble, éclairés par des spots de couleur, sont tout d’abord considérés comme objets plastiques. Réunis sur l’écran, plus ou moins identifiables, ils peuvent alors jouer avec d’autres éléments.

Lorsqu’il s’agit d’éléments abstraits, seuls les formes, les mouvements, les couleurs les relient mais dès qu’apparaissent des silhouettes, d’autres relations viennent s’établir.

Les éléments isolés de la machine retournent-ils à leurs fonctions mécaniques? Constituent-ils un autre système dans lequel les silhouettes sont happées ou un système auquel participent ces silhouettes?


Grapholetti (1991)

«Una cosa o un ser velado por la luz: lo miramos intensamente y nuestros ojos se cierran para atraerlo hacia nosotros, y así vigilamos la silueta dejada por la luz, que ahora se imprime en el interior de nuestros párpados. El eco de la cosa, de este ser… Se ha dejado atrapar a medias, apartando un mechón de cabellos del ojo, y su mirada se tiende hacia fuera de la imagen, dos veces, tres veces. Se impone la persecución de sí misma, huidiza, y su mano entra en la pantalla para cepillarse el pelo hacia atrás… pero el agua corrosiva aparece por sorpresa y la tinta la inunda; espejismo deseado. Un edificio en ángulo, pilotes que se alinean como en un juego de cinco en raya en transparencia; arpillera que se incrusta. Volteada dos veces, tres veces, en la ola, el torbellino, y sale a flote en esta arquitectura de colores, hechizada. El agua rodea sus escollos y ella sigue dando vueltas, recobrada la sonrisa.» — Sandra Reid

« Une chose ou un être voilé par la lumière : nous le regardons avec intensité et nos yeux se ferment pour mieux le ramener vers nous, ainsi nous surveillons la silhouette laissée par la lumière maintenant imprimée à l’intérieur de nos paupières. L’écho de la chose, de cet être… Elle s’est fait attraper à mi-geste, écartant une mèche de cheveux de l’œil et son regard se penche hors de l’image, deux fois, trois fois. La poursuite d’elle-même s’impose, élusive et sa main entre sur l’écran pour brosser en arrière ses cheveux… mais l’eau décapante surprend et l’encre l’inonde ; mirage désiré. Un immeuble d’angle, des pilotis s’entassent comme un jeu de morpions en transparence ; treillis qui s’incruste. Deux fois, trois fois renversant dans la vague, le tourbillon et c’est dans cette architecture de couleurs qu’elle flotte, ensorcelée. L’eau entoure son rocher et elle reste tournante, sourire revenant. » — Sandra Reid


Traducción de texto: Javier Oliva