Cineinfinito #139: Teo Hernández

CINEINFINITO / Centro Cultural Doctor Madrazo
Lunes 28 de Diciembre de 2020, 18:30h. Centro Cultural Doctor Madrazo
Calle Casimiro Sainz, s/n
39004 Santander

Programa:

– Salomé (1976), Super 8mm, color, sonora, 65 min.

*Presentación a cargo de Julius Richard

Formato de proyección: HD (Transfer digital del Centre Pompidou, cortesía de Light Cone)


Teo Hernández nació el 23 de diciembre de 1939 en Ciudad Hidalgo (México). Después de estudiar arquitectura, fundó con un amigo el C.E.C. (Centro Experimental de Cinematografía) en la Ciudad de México. En 1960 el Instituto Francés de América Latina nanció el primer proyecto del grupo, un documental que quedó sin terminar.

Se trasladó a París en 1966. Entre 1968 y 1975 hizo películas en Super 8 en Londres, París, Marruecos y Dinamarca. Luego, acompañado por Michel Nedjar, con quien fiilmó “Michel là-bas” en Marruecos, viajó durante seis años por India, Nepal, Grecia… De vuelta en París, dirigió Salomé (1976), que está relacionado con el espíritu de Oscar Wilde. En 1977 realizó Cristo, que formará parte de una trilogía sobre la pasión con Cristaux y Lacrima Cristi. En 1980 fundó con sus amigos (Nedjar, Jakobois y Badaud) el grupo de Arte MétroBarbèsRochechou. “Hasta su muerte en 1992, Teo continuó llevando a cabo una obra inextricablemente vinculada a su vida. Su vida y su obra fueron registradas minuciosamente en su diario, así como en los archivos preparatorios de sus películas. Esta escritura está llena de poemas y prosas poéticas donde nos habla de su experiencia y de lo que el cine significa para él”. –Xochitl Camblor-Macherel

Teo Hernandez est né le 23 Décembre 1939 à Ciudad Hidalgo, au Mexique. Après des études en architecture, il fonde avec un ami le C.E.C (Centro Experimental de Cinematografia), à Mexico. En 1960, l’Institut Français de l’Amérique Latine finance le premier projet du groupe, un documentaire qui restera inachevé.
Il s’installe à Paris en 1966. De 1968 à 1975, il réalise des films en super 8 à Londres, Paris au Maroc et au Danemark. Puis accompagné de Michel Nedjar avec qui il tourne “Michel là-bas” au maroc, il voyage durant six ans en Inde, au Népal, en Grèce… De retour à Paris, il réalise Salomé (1976), qui s’apparente à l’esprit d’Oscar Wilde. Il rencontre Gaël Badaud, avec qui il commence une longue série de collaborations où des éléments de son propre vécu sont incorporés aux films. En 1977, il réalise Cristo, qui fera partie d’une trilogie sur la passion avec Cristaux et Lacrima Cristi. En 1980, avec ses amis (Nedjar, Jakobois et Badaud) il fonde le groupe MétroBarbèsRochechou Art.
“Jusqu’à sa mort en 1992, Teo a continué à réaliser une oeuvre inextricablement liée à sa vie. Sa vie et son oeuvre furent minutieusement consignées dans son journal ainsi que dans les dossiers préparatoires de ses films. Cette écriture est parsemée de poèmes et proses poétiques où il nous parle de son vécu et de ce que le cinéma veut dire pour lui.” –Xochitl Camblor-Macherel


Salomé (1976)

Esta película no es la ilustración de una narración histórica o de una pieza teatral sino que está estructurada por su dinámica propia y tres elementos básicos: la luz, el color y la velocidad de proyección. Mediante su interacción, se dirige a la mirada del espectador.
La película propone un cuestionamiento sobre:
1) lo que ella misma genera, es decir, su propia historia;
2) el imaginario del espectador y su mirada;
3) el único afuera cuestionado: el devenir de la imagen que es su única posibilidad de ser. (…)
La música utilizada no ilustra la película, sino que propone un contrapunto a la imagen y desarrolla un trayecto paralelo, trayecto que encuentra por momentos los puntos de sutura, los cuales son las cristalizaciones de cadenas causales que producen y muestran la posibilidad infinita de interpretaciones de una imagen. (…)
«Seis años después, tras una larga pausa en la que el joven viaja con profusión, nos llega SALOMÉ, un auténtico meteoro. Esta obra fascina como un ritual, una ceremonia: se dirige directamente a los sentidos, a nuestro apetito de placer estético. No es en absoluto a través de la identificación de las fases del drama como prende nuestro interés sino gracias a una atmósfera barroca, fascinante, que sobrepasa la letra del mito para fundirlo, en plena ebriedad visual, en un nuevo organismo que funciona de manera autónoma. (…) En efecto, nunca este fragmento turbio de la tradición judeocristiana, que mezcla de forma perversa la voluptuosidad y la muerte, se ha servido con tal justeza expresiva, sostenida constantemente por una materia visual de gran densidad, como en esta película en la que la intromisión fascinante y repetida de un sofisticado cráneo, salido de la imaginación macabra de un Félicien Rops, viene a puntuar con brillantez las diversas fases.» –Raphaël Bassan

Ce film n’est pas l’illustration d’un récit historique ou d’une pièce de théâtre mais il est structuré par sa dynamique propre et trois éléments basiques: la lumière, la couleur et la vitesse de projection. Par leur interaction il vise le regard du spectateur.
Le film propose un questionnement sur:
1) ce qu’il génère c’est-à-dire sa propre histoire;
2) l’imaginaire du spectateur et son regard;
3) le seul dehors questionné: le devenir de l’image qui est sa seule possibilité d’être. (…)
La musique utilisée n’illustre pas le film, mais elle propose un contrepoint à l’image et développe un parcours parallèle, parcours qui trouve par moments les points de suture, qui sont des cristallisations de chaînes de motivations provoquant et montrant la possibilité infinie d’interprétations d’une image.(…)
«Six ans après, et une longue pause où le jeune homme voyage beaucoup, nous arrive SALOMÉ, un véritable météore. Cette oeuvre fascine comme un rituel, une cérémonie ; elle s’adresse directement aux sens, à notre appétence du plaisir esthétique. Ce n’est guère par l’identification des phases du drame que se développe notre intérêt mais grâce à une atmosphère baroque, fascinante qui dépasse la lettre du mythe pour le fondre, en une ivresse visuelle, dans un nouvel organisme fonctionnant de manière autonome. (…) En effet, jamais cet aspect trouble de la tradition judéo-chrétienne, qui mélange de façon perverse la volupté et la mort, n’a été rendu avec une telle justesse expressive, constamment soutenue par un matériau visuel d’une grande densité, que dans ce film où l’intrusion fascinante et répétée d’un crâne sophistiqué, issu de l’imagination macabre d’un Félicien Rops, vient en ponctuer avec éclat les diverses phases.» –Raphaël Bassan


Traducción de los textos: Javier Oliva.